4ème jour: Vers Lompoul

Ce matin je vais participer à la préparation du fromage. Ousmane est éleveur et amoureux des chèvres qu’il affectionne tant. Il a appris à fabriquer du fromage avec leur lait. C’est un fromage de type féta, qui est consommé par les clients du gîte pour leur plus grand plaisir! Cela permet aussi de faire une animation pour les touristes. Ousmane se débrouille avec les moyens du bord, il a tout compris; ne pas attendre d’avoir tout le matériel pour se lancer! Nous avons déjà apprécié son fromage dans nos salade. On lui souhaite de continuer et de réussir dans cette voie.

Avant de continuer notre voyage, nous allons profiter une dernière fois des paysages des abords du Lac Rose. Cette dernière balade se fera à dos de cheval. C’est une expérience nouvelle pour nous et un vrai plaisir de se balader dans les dunes aux abords du gîte.

Cette expérience sera trop courte malheureusement, car nous devons quitter à regret notre cocon du Lac Rose. Direction Lompoul, aux portes du désert. Mais pour y arriver nous n’allons pas prendre un chemin classique.

Au lieu de prendre la route habituelle, Aliou nous propose une expérience un peu différente. Nous allons longer la mer, sur la plage entre Kayar et Lompoul-sur-mer. C’est la « grande côte » qui s’étend au nord de Dakar jusqu’à Saint-Louis.

A Kayar, avant de nous aventurer sur la plage, nous nous arrêtons quelques minutes au bord de la plage des pêcheurs, occupés pour la plupart à réparer ou à ranger les filets

Et nous voilà lancés sur la plage! Sur notre passage, des nuées d’oiseaux s’envolent. Un peu honteux de les déranger bruyamment, nous ne profitons pas moins du spectacle de leur envol coordonné.

Nous longeons la « forêt » de filaos, plantée sur plus de 180 km pour protéger la côte de l’érosion et ainsi limiter le risque de désertification. Cette forêt de filaos existe depuis près de 50 ans, mais elle doit être entretenue et renouvelée en permanence, car les filaos ont une durée de vie de 25 ans.

C’est d’ailleurs dans cette forêt que nous nous ferons une pause pour déjeuner, à l’ombre des filaos, dans une ambiance conviviale, comme d’habitude. Après une brève balade sur la plage nous repartons: destination Lompoul!

Sur le chemin nous croisons aussi quelques obstacles moins agréables. La plage est barrée par un terre-plein qu’il faut contourner. Nous comprenons qu’une route arrive depuis l’intérieur des terres, et que des camions viennent y déverser des déchets, probablement industriels. L’océan considéré comme une poubelle, comme un peu partout dans le monde…

Nous voilà arrivés Lompoul-sur-mer. Nous quittons donc la plage. Il nous reste à nous enfoncer dans les terres sur quelques kilomètres. Le paysage devient plus désertique, mais nous longeons de nombreux bosquets et alignements d’eucalyptus dont nous reparlerons demain.

Soudain, nous voilà sur les dunes de sable! Après quelques photos nous entrons dans l’enceinte du « Camp du Désert ».

Rapidement conduit à notre tente, où nous déposons nos affaires.

Le Camp du désert se situe en bordure du désert de Lompoul, partiellement à l’ombre des eucalyptus. Nous dormirons dans une grande tente confortable. La salle de bain est à l’extérieur, protégée par des palissades. Prendre sa douche sous un ciel étoilé est une expérience!

Une terrasse ombragée nous accueille pour savourer notre boisson de bienvenue. Un peu plus loin se trouve une grande tente dans laquelle nous nous rendrons un peu plus tard pour prendre notre repas, en commun avec les autres hôtes du camps.

En attendant nous profitons du coucher de soleil, puis la nuit tombe doucement et les lanternes sont allumées pour nous accompagner jusqu’au repas.

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