Jour 8: Retour en Côte d’Ivoire

Dernier réveil au Ghana. Aujourd’hui c’est le retour en Côte d’Ivoire!

Nous profitons une dernière fois du magnifique site de l’hôtel et prenons un dernier déjeuner. Ci-dessous un petit aperçu de ce que nous avons mangé au restaurant du Lou Moon Lodge depuis notre arrivée.

Nous quittons donc à regret le Lou Moon Lodge et le Ghana. Mais pas de panique nous ne rentrons pas directement à Abidjan! Nous allons faire un petit arrêt à Assinie et ainsi finir nos vacances de l’autre côté de la frontière en Côte d’Ivoire.

Environ 220 km pour rejoindre l’hôtel Zion à Assinie

Au revoir le Ghana !

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Jour 7: Repos au Lou Moon Lodge

Installé depuis hier au Lou Moon Lodge, aujourd’hui nous ne quitterons pas l’enceinte de l’hôtel (très vaste il est vrai!). Le temps est un peu plus gris aujourd’hui.

Au programme, baignade, repos, lecture…
Donc aujourd’hui se sera juste une petite présentation de l’hôtel.

Vue aérienne du site

L’hôtel a la particularité d’être en partie sur une presqu’île, qui délimite une baie qui est de ce fait à l’abri des vagues. On peut donc s’y baigner en toute sécurité, et même y nager très facilement. Certains bungalow sont même sur la presqu’île, ce qui n’est pas le cas de notre chambre.

L’architecture de tous les batiments de l’hôtel est trés recherchée et soignée à l’intérieur comme à l’extérieur.

Quelques photos, par exemple du bungalow dans lequel se trouvait notre chambre, en face de la baie.

Nous n’avons pas vu les bungalow sur la presqu’île qui ont visiblement l’architecture la plus originale. Il y a de nombreuses photos sur le site de l’hôtel.

Quelques photos du site et des alentours

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Jour 6: En route vers Axim

La dernière étape de notre voyage au Ghana sera une étape de détente. Aujourd’hui nous quittons Ampenyi pour nous rendre non loin de Axim dans le fameux hôtel Lou Moon Lodge dont on nous a beaucoup parlé (en bien).

125 kilomètres et un peu moins de 3 heures de trajets nous attendent, sans trop de difficulté à prévoir!

Nous partons vers 13h et arrivons donc en fin d’après-midi. Le temps est superbe lorsque nous arrivons, et nous découvrons donc ce petit coin de paradis dans les meilleurs conditions. Le ciel est bleu (ce qui est relativement rare depuis le début de notre séjour), la lumière très belle en cette fin de journée.

Et nous ne sommes pas déçus par ce que nous découvrons en arrivant…

Un première petite baignade en arrivant, puis nous profitons d’un beau coucher de soleil et d’un bon cocktail …

La suite de la découverte demain!

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Jour 5: Les forts de Cape Coast et Elmina

Face à certaines réalités historiques, on peut essayer pour les comprendre de ne pas les juger avec nos yeux et notre perception du 21ème siècle. C’est souvent nécessaire pour essayer d’appréhender certains événements, certains comportements.

Mais il est des événements qui restent imperméables à toute tentative, des lieux où l’incompréhension demeure, où l’inacceptable reste sans appel. Les sites emblématiques de la traite de l’esclavage font partie de ceux-là.

Les forts de la côte du Ghana en particulier. 

Aujourd’hui nous avons visité deux d’entre eux.  Le fort de Cape Coast et le fort d’Elmina (château Saint-Georges-de-la-Mine). Bien qu’à quelques kilomètres l’un de l’autre, ces forts ont des histoires très différentes.

Le fort de Cape Coast a une histoire plus simple. Possession Hollandaise, brièvement aux mains des Danois, il est presque entièrement reconstruit après la prise de la région par les britanniques, en 1663. Dès sa reconstruction il est essentiellement destiné à la traite de l’esclavage.

Cour du fort de Cape Coast

Après une petite visite du musée qui se trouve dans l’une de ses ailes, nous visitons le fort avec un guide francophone.

Les cachots où les esclaves étaient gardés quelques semaines avant leur embarquement vers l’Amérique est bien sûr l’aspect le plus impressionnant.

On coupe l’éclairage pour essayer d’imaginer les conditions de détention, à plus de cent dans ces petites salles avec à peine une minuscule embrasure à plusieurs mètres de hauteur servant à la fois d’éclairage et d’aération.

La porte de non-retour (Gate of no return) est également marquante (C’est la porte franchie au moment de l’embarquement)

Nous visitons également le salon et la chambre du gouverneur, aérés et lumineux qui contrastent évidemment avec les cachots sombres et humides.

On notera aussi les aménagements symboliques faits après l’abolition de l’esclavage (en 1833 dans cette région), ou plus tard après la décolonisation. L’entrée du tunnel emprunté pour accéder à la porte de non retour est murée, ainsi que plusieurs autres accès symboliques. Dans l’une des salles est installé un fétiche. Cette salle sert également maintenant à recueillir les coronnes de fleurs envoyées d’un peu partout (notamment de la disapora en Amérique) en mémoire aux esclaves morts ou ayant soufferts dans ce fort.

La porte de non retour devient la porte du retour, signe d’espoir

Avant de poursuivre à Elmina, nous déjeunons dans un étrange petit restaurant végétarien, Baobab House. Le restaurant est lié à une fondation, Baobab Children Foundation qui à pour mission de former les enfants aux métiers de l’artisanat et entre autre de la cuisine.

Le fort d’Elmina lui est le plus vieux fort du Ghana. Il a été construit en 1482 par les portugais, puis utilisé par les hollandais et enfin les britaniques.

Lors de la période la plus active de la traites des esclaves, il était controlé par les hollandais. Il était donc en concurrence avec le fort de Cape Coast. Il ne passera sous la domination britanique que bien après l’abolition de l’esclavage, en 1872, au même moment que le reste de la Côte d’Or.

Contrairement à celui de Cape Coast il n’a pas été conçu des le départ pour la traite des esclave, mais plutôt comme un comptoire commercial classique, notamment pour le commerce de l’or. Il faut d’ailleurs noter qu’il a été construit quelques années avant le débarquement en Amérique de Christophe Colomb. Il n’était donc pas encore question de commerce triangulaire.

Comme a Cape Coast, nous visitons donc ces anciens entrepots de marchandises, reconvertis en cachots ainsi que la porte de non-retour. Le fort est d’une architecture étonnante, avec une cour, et ce qui était au départ uen église au milieu de celle-ci. De grands escaliers montent aux différents étages, occupés par ordre de privilège (Le gouverneur du fort au dernier étage)

Nous finissons là notre journée de visite, qui a été forte en émotions et assez triste, mais également très instructive.

Nous laisserons le dernier mot à Barack Obama, qui a visité le fort de Cape Coast en 2009 et y a fait un discours.

We want to thank […] the people of Ghana for preserving this history. As painful as it is, I think that it helps to teach all of us that we have to do what we can to fight against the kinds of evils that, sadly, still exist in our world, not just on this continent but in every corner of the globe.

Discours de Barack Obama, à Cape Coast, le 11 juillet 2009 (Sources: Time.com)
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Jour 4: Kakum National Park

Bien installés à Ampenyi, nous nous réveillons aujourd’hui avec au programme la visite du parc national Kakum.

Après quelques péripeties et une petite baignade sur la plage a quelques pas de l’hôtel, nous nous décidons à partir en début d’après-midi.

Le parc se trouve à environ à environ 50 kilomètres de Ampenyi. Une bonne heure de route sur une route un peu difficile sur les derniers kilomètres.

Ce parc national se trouve dans le Centre-Ouest du pays, et d’étend sur une superficie de 375 Km2, ce qui n’est pas immense comparé à d’autres parcs du Ghana.

Il a la particularité de renfermer encore une forêt primaire (ce qui n’est plus si fréquent, même en Afrique de l’Ouest)

L’entrée par laquelle nous accèderons au parc se situe au Sud-Ouest de celui-ci.

Autre particularité (et c’est ça la principale attraction du jour!) Le parc comporte des ponts suspendus, en grande partie au dessus de la canopé.

Ces ponts ont au départ été réalisés par des scientifiques canadiens et ghanéens. Maintenant ils attirent de nombreux touristes dans le parc. C’est à la fois une activité ludique et instructive.

Après une petite marche dans la forêt secondaire, puis dans la forêt primaire, le guide nous donne quelques explications sur l’histoire du parc sur la notion de forêt primaire. Le groupe est assez important, malgré l’heure assez tardive, et est composé de personnes de différentes nationalités (des ghanéen, mais également des indiens, ivoiriens, etc…)

Nous arrivons finalement aux abords des ponts suspendus. Ils forment un réseau qui relient différentes plateformes d’observations. La longueur total des ponts est de 350 mètres en tout. Ils se situent à une hauteur variant entre 15 et 40 mètres.

 

Vertigineux!

 

D’autres activités sont possibles dans le parc. Des randonnées plus longues dans la forêt primaire, des observations d’oiseaux (très tôt le matin!). Nous ne pourrons les essayer pour cette fois faute de temps, mais ce sera une bonne raison pour revenir!

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Jour 3: De Busua à Ampenyi

Aujourd’hui nous quittons Busua. Ce matin nous avons retrouvé la pluie (ou la pluie nous a retrouvés, peut-être). Les abords de l’écolodge à marée haute ont un aspect trés différent. Impossible de traverser vers la plage. Et les bateaux sont prêts au départ!

Après un dernier petit déjeuner nous quittons nos hôtes de ces deux derniers jours et reprenons la route. Direction Elmina. plus exactement un petit village à quelques kilomètres d’Elmina: Ampenyi. Il nous faut environ 2H30 pour faire le trajet, en passant par Takoradi.

Comme Busua, Ampenyi est un petit village de pécheurs dans lequel se trouve quelques hôtels.

Nous arrivons au Charlestina Resort (Du nom des deux fondateur-gérants du lieu, Charles et Tina). L’hôtel est agréable avec beaucoup de verdure et un jardin très bien aménagé (conçu et entretenu par un jardinier ivoirien qui nous raconte son histoire)

Une fois installés nous faisons une petite balade sur la plage. La côte est un peu plus rocheuse qu’à Busua.

La plupart des rochers comportent des cavités étranges (pas très sûr de leur origine. Peut-être des pholades ? Si quelqu’un a une idée, n’hésitez pas!)

Ensuite un peu de repos pour une journée un peu plus active demain!

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Jour 2: Busua Beach

Pluie au réveil, à la porte de notre chambre

Premier reveil à Busua. La pluie nous a bercés toute le nuit. Elle nous accompagne une bonne partie de la matinée.

Nous en profitons pour découvrir un peu plus l’écolodge.
C’est un endroit idéal pour les surfers. (l’ecolodge est couplé avec une école de surf sur la plage). L’ambiance est détendue. Les repas se prennent en commun sur une grande table en bois massif.

Ahanta écolodge:

En fin de matinée, une éclaircie nous permet de nous promener sur la plage et dans le village. A marée basse on peut traverser directement le cours d’eau qui mène à la plage (impossible à marée haute !)

Bateaux de pêcheurs à Busua

Busua est un petit village de pêcheurs. Ils ne sont pas de sortie aujourd’hui à cause de la pluie. L’importance du village n’est pas proportionnelle à sa taille. Le chef du village est une personne influente dont on sollicite les conseils de très loin.

La plage est parsemée de petits restaurants et également de quelques hôtels. Nous nous arrêtons déguster un plat de thon dans un des petits maquis. Nous y rencontrons Augustina, la restauratrice et son fils. Nous découvrons qu’Augustina a vécu en Tunisie comme nous.

Sur la plage de Busua:

Puis retour à l’écolodge où nous profitons de la soirée tranquillement. Notre gardienne veille sur nous!

Demain, départ de Busua beach pour une nouvelle destination!

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Jour 1: En route vers le Ghana

Passion et Cannelle fait une petite pause de quelques jours en ce début de mois d’août. Nous en profitons pour faire une petite virée d’une semaine dans l’ouest du Ghana, et nous voulions partager un peu ce voyage avec vous. Nous avons prévu quelques escales le long de la côte entre la frontière et Cape Coast. Nous n’irons pas jusqu’à Accra un peu plus loin (il y a déjà assez de choses à voir en restant dans l’ouest!)

Ce matin c’est le départ! Un bon petit déjeuner typique Passion et Cannelle pour prendre des forces avant le départ, et nous voilà sur la route.
Le départ est un peu laborieux. Route barrée pour cause de fête de l’indépendance le lendemain, embouteillages divers et la pluie qui s’en mêle! Mais rien ne nous arrête…

Finalement à 11H on est sorti d’Abidjan, sur la route de Bassam.
La pluie nous accompagnera toute la journée, par intermitence insistante!
Autoroute, de Bassam, Bonoua puis on quitte la route bien connue d’Assinie direction Aboisso.

Déjà 13H! Il est temps de faire une petite pause. Après quelques hésitations, on trouve un endroit tranquille pour déguster notre salade du jour (Désolés, mais pour nous Passion et Cannelle n’est pas en vacances!)

Nous repartons plein d’énergie et confiant pour l’arrivée à Noé, qui est surtout synonyme de frontière avec le Ghana.
Après un bon nombre de guichets, formulaires et tampons nous voilà arrivés au bout des formalités côté Ivoirien et Ghanéen. Tout ça en une heure, sans difficulté majeure!

Et on continue sur les routes Ghanéenne, il nous reste deux petites heures avant d’arriver à Busua Beach. La pluie, qui nous avait laissé un peu de répit à la frontière, reprends de plus belle.

Vers 17H30, nous voilà arrivés. Nous avons parcouru un peu plus de 300 Km depuis notre départ d’Abidjan.

Nous découvrons notre logement du jour. Ahanta Ecolodge….

Un bon jus d’ananas nous attend!

La suite de la découverte demain…

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