La culture du thé

Aujourd’hui notre activité principale sera la visite d’une plantation de thé.

Nous quittons l’hôtel et prenons la route pour sortir de la forêt de Nyungwe. En chemin nous croisons quelques animaux, en particulier de magnifiques singes. Ce sont des cercopithèque de l’Hœst.

Nous allons d’abord passer au Ken Barham Guest house où nous devons loger cette nuit. Là une petite surprise nous attend. Un problème de réservation fait qu’aucune chambre douillette nous attend.

Il nous faut donc revoir notre plan, chercher un autre hébergement voire changer un peu notre programme (remonter directement vers le nord ?)

Finalement nous trouvons un hébergement un peu plus loin. Nous en reparlerons. Nous allons donc d’abord effectuer la visite de la plantation de thé, puis nous prendrons la direction du lac Kivu au bord duquel nous pourrons dormir.

Nous retrouvons le guide pour cette activité (qui s’avère être notre guide lors de la randonnée) au bord de la route devant les plantations de thé.

Après quelques explications, et après de rapide présentations avec les femmes qui vont nous accompagner, nous sommes harnachés avec l’équipement adéquat, et entrons dans les plantations pour participer à la cueillette.

Chacun y met du sien, et notre technique plutôt approximative s’améliore un peu avec la pratique. C’est bien sûr surtout l’occasion de partager cette expérience avec ces femmes et de comprendre la difficulté de ce travail.

Nos hottes sont maintenant bien remplies. Nous quittons la plantation et ces femmes joyeuses qui nous ont accueillies.

La deuxième partie de la visite devrait en théorie être la visite de l’usine de traitement du thé. Malheureusement pour nous, des travaux d’extensions sont en cours et il ne nous est pas possible de nous y rendre. Nous passons donc directement à la dernière étape, la dégustation du thé dans une petite boutique dans le village d’à côté.

Le guide en profite pour nous donner quelques explications sommaires sur les différentes techniques pour traiter le thé. Cela ne remplace pas la visite de l’usine. Nous partons donc un peu frustrés mais contents quand même de cette expérience.

Nous reprenons la route. Direction, la presqu’île de Kagano.

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Lac Kivu et volcans

Nous parcourons les quelques dizaines de kilomètres qui nous sépare de Maravilla Kivu Eco Resort, hébergement dans lequel on se retrouve donc un peu par hasard. Mais nous ne regretterons pas cette découverte. Au bord du la Kivu (une fois de plus), Maravilla se trouve sur une presqu’île. Et effectivement on s’y sent un peu au bout du monde. D’un côté un bâtiment regroupe quelques chambre ainsi que la partie restaurant et l’accueil. De l’autre un magnifique chambre indépendante écologique presque entièrement en bois. Et tout autour des jardins, un petit morceau de forêt et bien sûr la vue sur le lac Kivu et sur les montagnes environnantes. Il est également possible de camper dans le jardin. Quelques activités sont possibles comme du kayak sur le lac.

Nous passons une agréable soirée, et une nuit reposante dans les belles chambres modernes de cet établissement.

Ivan au bord du lac

Nous sommes réveillés par un cri puissant et presque humain. Il s’agit d’un Ibis hagedash, perché dans l’un des arbres alentours. Son cri est d’ailleurs réputé pour être le plus puissant des oiseaux d’Afrique. Il y a de quoi nous réveiller. Une fois levé, une longue promenade dans le jardin, la forêt et aux abords du lacs permettra de croiser de nombreuses autres espèces d’oiseaux. C’est leur heure de prédilection. Le spectacle est magnifique. Nous retrouvons des tisserins en plein travail (mais une autre espèce), de magnifiques souimangas brillants, des martin-pêcheur pie et bien d’autres.

Une fois tout le monde levé, nous prenons un bon petit déjeuner, et c’est déjà l’heure de partir, car nous avons une route assez longue pour nous rendre à Gisenyi, soit au moins 4h de route. Nous quittons donc notre hôte. C’est la saison des mangues il nous offre un panier pour la route.
Merci pour l’accueil chaleureux..

Nous prenons donc la route qui serpente à quelques distances du lac Kivu. Nous nous arrêtons aux abords de Kibuye pour déjeuner au bord du lac encore une fois (il faut en profiter !). Puis nous reprenons la route pour arriver à Ginsenyi en fin d’après-midi. Ivan nous fait faire un petite visite de la ville, puis nous nous rendons dans une magnifique et originale demeure qui nous servira de chambre d’hôte pour cette nuit : la résidence Pazzuri.

Là aussi un beau jardin peuplé d’oiseaux nous attend. Tout est donc réuni pour que l’on passe encore une bonne nuit. Merci à l’hôtesse de la résidence Pazzuri d’avoir mis à disposition cet endroit si apaisant. Merci pour l’accueil et les explications sur l’histoire de ce lieu et du jardin.

Nous quittons à regret Gisenyi. Direction Muhanza (anciennement Ruhengeri), puis Kinigi. Les paysages sont de plus en plus montagneux. Nous nous approchons des grands volcans du nord du pays. Notre objectif principal est la visite du Le campus Ellen DeGeneres du Dian Fossey Gorilla Fund. Celui-ci comporte un musée qui explique l’action en faveur des Gorilles des montagnes du fond ainsi que l’histoire de Diane Fossey et de la protection des gorilles depuis plusieurs dizaines d’années.

Le campus comporte plusieurs bâtiments d’une architecture étonnante et parfaitement intégrée dans le paysage. Nous visitons le jardin, sous l’œil soupçonneux d’une sévère buse augure.

Nous ne nous attarderons pas trop car il faut maintenant rentrer à Kigali avant la nuit. Près de trois heures de routes nous attendent encore. En chemin, nous continuons d’admirer de magnifiques paysages.

Nous arrivons à Kigali. La nuit approche.

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Notre voyage à Meza Malonga

Notre voyage à Meza Malonga

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Comme d’habitude chaque début d’année je me suis fixé des objectifs à atteindre, des objectifs personnels ou professionnels. Bien sûr comme d’habitude je n’ai pas atteint même 50% de mes objectifs à vrai dire je m’en fiche, j’ai décidé de ne plus me préoccuper de ça. J’en ai quand même réalisé certains ; ceux qui me tenaient le plus à cœur.

  1. M’aimer, être gentille avec moi et m’écouter plus.
  2. Montrer et exprimer mon immense gratitude envers la vie, mon corps, la planète, ma famille de sang ou de cœur, mes amies, mes collaborateurs et collaboratrices et toutes les personnes qui participent à mon épanouissement de près ou de loin.
  3. Dire souvent à mes enfants que je les aime et que je suis fière d’eux tout simplement. A mon compagnon de vie mon meilleur ami.
  4. Être fidèle à mes engagements.
  5. Faire encore plus d’actions en faveur de ma planète.
  6. Aller manger quand je serai au Rwanda chez Dieuveil Malonga.

Dieuveil est le chef gastronomique qui m’inspire le plus au monde car j’aurais aimé faire ce qu’il fait. Je me sens connectée à son concept et à sa vision car pour moi il est plus qu’un chef, c’est un génie de la cuisine africaine, un passionné et un leader car un leader c’est quelqu’un qui ose faire quelque chose qui le dépasse, qui lui fait même peur mais qu’il fait quand même, pas pour lui-même mais pour le bien de la communauté entière.

Dieuveil est une inspiration car il montre que n’importe quel jeune africain passionné et travailleur, peut devenir ce qu’il rêve d’être si on lui donne des opportunités qu’il apprend à saisir.  Pour vous en rendre compte, vous devrez aller vivre une expérience culinaire unique chez lui, dans son restaurant Meza Malonga, à Kigali au Rwanda.

Merci chef pour ce moment inoubliable qui restera gravé à jamais dans nos mémoires. Merci pour ta disponibilité, ton génie, ton amour des produits culinaires africains, ton altruisme, ton envie de transmettre. En effet, Dieuveil forme des personnes venant de milieux défavorisés et les emplois ensuite dans son restaurant et dans ses missions de chef à domicile un peu partout dans le monde. De plus, il n’oublie pas la parité car ses élèves sont aussi bien des jeunes hommes que des jeunes femmes.

Le restaurant n’accueille qu’une vingtaine de clients car le voyage est incroyablement complexe et personnalisé. Nous dégusterons dix plats. Ici pas de menu, pas de choix de plats, c’est une aventure. Mais le chef s’adapte à chacun. Ainsi dans notre cas nous sommes 2 végétariens dans le groupe, nous aurons donc droit à des plats adaptés et différents de ceux des autres.

Chaque plat fait l’objet de tout un cérémonial. Au moment de servir, le chef ou parfois un autre membre de l’équipe vient nous décrire le plat. A chaque fois un des ingrédients phare du plat nous est présenté. Toujours un produit d’origine Africaine. Une épice, une graine ou autre, souvent inconnue de nous. On nous présente le produit brut, nous pouvons le sentir, le toucher avant de passer à la dégustation du plat.

La présentation des plats est elle aussi incroyable. Difficile d’imaginer comment on peut arriver à une telle finesse d’exécution. Un petit aperçu ci-dessous pour vous mettre en appétit!

Merci encore Dieuveil pour ton impact, ta mission et ta vision et j’ai hâte de découvrir et vivre en direct tes futurs projets, notamment celui en cours de préparation dans la région de Musanze, toujours au Rwanda.

Je finirai en m’adressant à mes ami.e.s et certain.e.s de mes abonné.e.s : n’écoutez pas ce qu’on raconte, non, aller manger à Meza Malonga ne vous coûtera pas extrêmement cher. Oui en effet, 95% de la population ne peut pas se le permettre c’est vrai, mais ça ne coûtera pas plus cher que d’aller manger dans un restaurant à la mode à Abidjan ou en occident. Il faudra compter environ 50.000 FCFA par personne avec 2 verres de vin, si vous buvez de l’alcool. Et ici il s’agit d’un restaurant réellement gastronomique. C’est un prix abordable pour vivre une expérience culinaire de haut niveau. Aller au restaurant de Dieuveil ce n’est pas seulement aller manger, c’est voyager à travers différents mets et à travers les explications de Dieuveil qui met dans chaque plat au moins un produit original et innovant provenant d’une région d’Afrique, tel que le citron confit noir qui nous vient d’Égypte. Il fait venir ses condiments de différents pays d’Afrique que je n’ai pas pu tous retenir mais si vous voulez en savoir plus et que vous êtes au Rwanda en ce moment, allez faire un tour chez Dieuveil, vous m’en direz des nouvelles.

Notre groupe devant les étagères des produits du « laboratoire » du restaurant

Pour plus d’informations, vous pouvez visiter le site officiel du restaurant Meza Malonga.

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Fin de voyage

Le Rwanda se raconte mais encore mieux, se visite.

Le Rwanda a su conserver sa culture ancestrale, mais s’est aussi ouvert à la modernité sur beaucoup d’aspects d’une façon impressionnante.

C’est peut-être ça qui fait sa force.

Il est très important d’avoir des dirigeants qui vous donnent ce sentiment de fierté, ce sentiment de qui vous êtes et d’où vous venez. C’est un pari réussi pour le Rwanda.

Les photos ou les écrits ne pourront pas décrire la beauté ou le sentiment d’apaisement qu’on ressent en regardant les paysages rwandais.

En attendant de vous le montrer en vrai, nous espérons que cet article et ces photos vous donneront encore plus envie de rêver et voir votre rêve se réaliser bientôt

Peut-être à Fumbwe  qui sait 😍😍😍😍.

Merci à mes ancêtres pour le combat de la préservation de notre culture car un peuple sans culture c’est un peuple qui n’a plus sa colonne vertébrale.

Merci aux autorités  au citoyen du Rwanda pour ce combat de la préservation.

Nous qui avons un régime alimentaire très végétal, et vis-à-vis de notre engagement écologique, on peut dire que nous avons été gâté au Rwanda. Cet environnement nous a permis de faire tout notre séjour presque sans déchets plastiques et en minimisant au maximum d’autres types de déchets.

On peut donc pas finir notre article sans vous montrer des photos de certains végétaux qu’on trouve au Rwanda.

C’est d’un tel régal pour les yeux
Le ventre
La bouche

Voilà notre voyage est fini. Nous rentrons à Abidjan, pleins de souvenirs dans la tête…

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